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Tom Lenaerts in ULB research news

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L'évolution darwinienne présente la coopération (acte d'aider quelqu'un à son propre compte) comme stratégie de comportement non viable, étant donné que certains peuvent profiter directement de cet acte et que d'autres ne sont pas obligés d'agir de la même façon.

Les biologistes théoriques ont tout de même émis un certain nombre de mécanismes expliquant l'évolution de la coopération par lasélection naturelle de Darwin. L'un des plus éminents mécanismes est laréciprocité directe de Robert Trivers qui est devenu célèbre par la stratégiedu « prêté pour un rendu ». Dans cette théorie, basée sur un jeu, les joueurs préféreraient coopérer dans une interaction réciproque s'il y a une grande chance qu'ils se rencontrent à nouveau.

Dans l'article publié récemment dans la Physical Review LettersTom Lenaerts (Faculté des Sciences), et des chercheurs portugais, étudient comment cette idée s'applique aux groupes d'individus.  Dans ce contexte, la stratégie du « prêté pour un rendu » n'est plus applicable car l'adversaire, qui n'a pas coopéré précédemment, n'est pas connu. Une solution pourrait être de décider de coopérer si précédemment un nombre suffisant de joueurs a coopéré. Pourtant, combien de coopérateurs sont suffisants avant que d'autres décident de faire le même ?

Tom Lenaerts et ses collègues ont montré, dans le contexte des jeux du type ressource commun, que l'évolution darwinienne mène à des stratégies qui exigent un nombre minimal de coopérateurs.  Si tous les participants tiennent à ce nombre minimal (ou plus), la coopération devient incontournable. Mais,  une stratégie moins stricte, même si cela semble plus social, donne la possibilité aux stratégies non-coopératives de profiter du système. Ces résultats sont applicables dans plusieurs domaines sociaux et scientifiques.

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